Au quotidien : des romans d’été et deux séries à ne pas louper

Si je suis une lectrice tout au long de l’année, l’été je passe généralement la vitesse supérieure et dévore les romans plus qu’à l’accoutumée. Pareil pour les séries que j’ai plus de mal à suivre l’année par manque de temps et j’adore en découvrir de nouvelles en juillet et août.

Voici donc un petit billet lecture/séries. Celles-ci pourraient vous inspirer pour les prochains mois. L’automne et les premiers feux de cheminée, c’est bien aussi pour lire et se détendre devant un écran 😉

Mes romans de l’été

Toxique / Samantha Schweblin

L’ovni de cet été !! Un livre dont l’écriture elle-même est une surprise.
Après avoir lu plusieurs polars/policiers/thrillers et après avoir abandonné mon dernier roman de ce style au bout de 50 pages, j’ai ressenti une grosse saturation pour les histoires de flics, j’avais besoin de changer de lecture.
Rupture radicale avec ce roman de 120 pages, plutôt étonnant.

Quelques lignes de l’histoire vous permettront de comprendre que j’ai toujours du mal à m’éloigner des histoires sombres 🙂

Toxique Samantha Schewblin

« Quelque part dans la campagne argentine, Amanda passe ses vacances avec sa fille Nina.
Au village, elles rencontrent la fascinante Carla, dont le fils David, un garçon à la conduite étrange, a attrapé une mystérieuse maladie. Peu à peu, le récit de Carla et la conscience d’Amanda s’entrelacent, révélant la menace qui plane sur les enfants, sur elles-mêmes et sur bien d’autres encore. « 

Ce roman très court est rédigé à 3 voix, celle d’Amanda, celle de Carla et celle de David, son fils. Et il n’y a aucune pause dans l’écriture.
Je ne sais pas si je suis très claire mais si la ponctuation est bien présente, les lignes s’enchainent sur 120 pages.

Je ne l’ai compris que plus tard mais ce livre est à lire d’une traite. Je pense que cela facilite la lecture et surtout à s’imprégner de l’histoire et de cette façon étonnante d’écrire. Aujourd’hui encore, plusieurs jours après l’avoir terminé, je ne sais pas dire si j’ai aimé ou non … je vous dis que ce bouquin est un ovni 🙂

C’est un roman plutôt angoissant et je pense que d’avoir fait des pauses dans ma lecture m’a fait passer à côté de ce côté sombre et oppressant.

Entre roman fantastique, initiatique, je vous le conseille seulement si vous disposez de 2 heures dans votre emploi du temps pour le lire en une seule fois.


Un souffle, une ombre / Christian Carayon

Mon coup de cœur de l’été !!
Acheté par hasard, juste parce que le résumé me plaisait bien, je me suis laissée happée par ce bouquin qui porte sur un sujet pourtant pas très drôle : le meurtre de jeunes adolescents.

Christian Carayon roman

Voici quelques lignes de l’histoire :

Été 1980. Le lac de Basse-Misère, dans le sud du Massif central. Un groupe d’adolescents de bonne famille est massacré sur l’îlot où il était parti camper, en marge de la fête du club nautique local.
Trente-quatre ans plus tard, le meurtrier supposé croupit derrière les barreaux. Mais à l’université de Toulouse, le chercheur en histoire Marc-Édouard Peiresoles ne croit pas en sa culpabilité.
Originaire de Valdérieu, et témoin impuissant du cataclysme alors qu’il n’était que collégien, il décide de retourner sur place, et de reprendre toute l’enquête.

Ça semble hyper classique comme thème et pourtant, la construction du roman apporte une véritable profondeur à celui-ci.

Tout d’abord, le héros est l’archétype même du anti-héros énervant. Pleutre et passif, on a parfois très envie de le secouer.
Mais ses faiblesses justement lui permettent de se saisir d’un fait divers comme personne n’a pu le faire. Il n’enquête pas, il se plonge dans ses propres failles. Sa quête personnelle et intime l’amènera vers la vérité.
Ensuite, l’histoire se déploie réellement au fil des pages et la lecture ne cesse jamais de passionner. Au contraire, plus les pages se tournent et plus il est difficile de se détourner du roman dont la fin est surprenante.

Excellent bouquin, je le conseille seulement à mes amies.s et à ceux que j’aime. Il est trop bien pour les autres 😉


Quand sort la recluse / Fred Vargas

Je suis une grande fan de Fred Vargas dont les polars sont toujours hyper bien écrits et surtout d’une intelligence redoutable.
Faut dire que la dame est historienne de formation. J’image alors que sa précision aussi bien dans l’écriture que dans ses recherches vient de là et ce n’est pas pour me déplaire.
Autant je n’aime pas tellement les romans trop savants qui requièrent d’avoir fait Bac+5 pour les comprendre, autant je suis sensible aux histoires documentées qui même si elles sont farfelues, vont plus loin qu’un simple divertissement de quelques 300 pages.

quand sort la recluse Vargas

Pas d’étonnement pour ce nouvel opus, on retrouve les personnages classiques de la brigade de police créée de toute pièce par l’auteur.

Des surprises et c’est un peu le reproche que l’on a pu lire sur ce roman, il n’y en a pas tant que ça. Et c’est vrai, rien n’est véritablement nouveau dans le dernier roman de Vargas.
On ne le referme pas en poussant des waouh d’étonnement et même certains passages laissent un peu perplexe … un goût de trop peu, notamment dans les relations ambiguës entre Adamsberg et Danglard.

Un petit manque de profondeur peut-être.

Mais j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette histoire d’araignée et à retrouver les mots de l’auteure qui joue merveilleusement bien avec la langue française. Alors bon, Fred, tu es pardonnée 🙂

Bref, un bon roman, à conseiller à tous les amateurs de policiers.

 

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Les séries de l’été

J’ai découvert en juillet/août deux séries totalement différentes l’une de l’autre, que j’ai dévoré en croquant des glaces à l’eau.

Claws

Série complètement loufoque et caricaturale que j’ai adoré. Comme un vent rafraichissant sur mes soirées de canicule grâce à Desna, propriétaire d’un salon de manucure à LA et sa bande de copines.
Alors je vous préviens, amateur.trice de bon goût, passez votre chemin !!

claws série été 2017

Les 5 nanas de Claws sont too much !! ces nanas là débordent de partout : les seins à l’air, les jupes au raz des fesses, les ongles pointus, colorés et ornés de breloques toutes plus horribles les unes que les autres, le maquillage outrancier, le langage grossier … bref, elles sont vulgaires. Mais vraiment très vulgaires. Et pourtant, elles sont attachantes.

série claws

Faut dire aussi qu’elles se mettent dans des drôles de situations, puisqu’elles blanchissent de l’argent entre deux manucures pour le mafieux du coin, lui aussi très caricatural avec ces 10 chaînes en or qui brillent autour du cou, digne de Baracuda époque Agence Tout Risque.

J’ai aimé le partie pris complètement décalé de la série et les dialogues savoureux – à regarder en VO impérativement – à base de grossièreté qui feraient rougir une star du X et de mots d’amour qui collent aux dents comme du caramel mou. On ne compte plus les « sugar », les « honey », les « baby boy », les « little baby » et « my love » qui ponctue les phrases des minettes.

Bref, c’est grossier, assumé et décalé.

Si vous avez aimé Sex in the City et que vous n’êtes pas insensibles aux histoires de gangsters, vous devriez aimer 🙂


Ozark

Si j’aime les polars, j’apprécie aussi les séries sombres, au rythme parfois un peu lent et à la photographie léchée.
C’est exactement ce que j’ai retrouvé avec Ozark , cette série que j’ai avalée en quelques jours à peine.

Là encore, il est question de blanchiment d’argent – le sujet doit être à la mode.

Netflix_Ozark

Un père de famille bien sous tout rapport mais désireux de mettre à projet ses compétences en gestion de patrimoine, s’acoquine à un baron de la drogue mexicain, histoire de mettre des épinards dans la marmite.
Sauf que cela ne se passe pas aussi simplement, vous imaginez bien et que bientôt, il doit quitter avec femme et enfants la ville de Chicago pour se réfugier sur les bords du lac Ozark, dans le Missouri.

Là, il se retrouve face à un dealer local pas très sympa et à une gamine de 19 ans, chef d’une bande de petits voyous. Il doit continuer à mener son trafic, faire face à ces nouvelles difficultés mais également intégrer sa famille à ce nouvel environnement pas vraiment réjouissant.

Ce que j’ai aimé chez cette série, outre la photographie particulièrement soignée et le scenario bien ficelé, c’est tout le travail qui est fait sur la sphère familiale et sur les relations de couple pris dans une situation de vie ou de mort. Et les acteurs sont remarquables.

Je vous conseille la série si vous aimez les ambiances tendues et intrigantes et les histoires de méchants.

 

Voilà pour mes découvertes livres et séries.
Et si vous partagiez les vôtres ?

Crédit photo : Netflix, Wikipedia, seriesaddict

 

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6 commentaires sur “Au quotidien : des romans d’été et deux séries à ne pas louper

  • Répondre Hermione lundi 9 octobre 2017 sur 16 h 27 min

    Ça fait un moment que je n’ai pas lu de livre ! Il serait temps de m’y remettre, car ça me fait un bien fou en règle générale ! Merci pour cette sélection, je vais m’en inspirer.

  • Répondre Itinera Magica dimanche 17 septembre 2017 sur 22 h 16 min

    J’ai bien aimé la recluse de Vargas, et tu me tentes avec Un souffle, une ombre, je commande !

  • Répondre Cleophis mardi 12 septembre 2017 sur 11 h 25 min

    J’ai « Un souffle, une ombre » dans ma PAL, je pense le sortir bientôt, surtout vu le bien que tu en dis (et j’ose penser que je fais partie des gens que tu aimes bien, virtuellement s’entend).
    Le côté sombre de Ozark me branche pas mal aussi mais j’aimerais finir The Crown et Narcos avant, je le note sur ma liste (beaucoup trop longue!).

    • Répondre La Fille de l'Encre dimanche 17 septembre 2017 sur 21 h 48 min

      Oui, je t’aime bien toi 🙂
      Ce livre est génial !! Tu viendras me dire ce que tu en as pensé ?
      Et Ozark aussi, belle surprise.

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